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Art ancien - Riab

RiabContact : Editions Montaut
102 route de la Borde
33450 St. Sulpice et Cameyrac
tél : 05 56 72 10 22
fax : 05 56 44 81 03
e-mail : contact@montaut.com
Site : http://www.borisriab.com/

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Riab de son vrai nom Boris Stéfanovitch Riabouchinsky, naquit à Moscou en 1898, dans une famille de la haute bourgeoisie. Dès l’âge de 12 ans, il fut initié à la chasse dans le domaine familial de quatre mille hectares au nord de Moscou. Il fréquenta l’académie des Beaux-Arts de Moscou et quand éclata la Révolution bolchevique, il était officier dans l’armée russe. Il quitta la Russie en 1920 et séjourna en Italie, en Grande-Bretagne, au Canada, aux USA, puis de nouveau Outre-Manche. En 1927, il se fixa en France, vivant dans un pavillon, près de Paris, à Joinville-le-Pont.

Il fréquenta alors les milieux cynégétiques et artistiques et travailla avec Reboussin et Edouard Mérite. C’est à cette à cette époque qu’il prit le nom artistique de Riabouchine, puis de RIAB. Après la guerre pendant laquelle il avait eu une activité artistique réduite, il se passionna pour le gibier d’eau. Il fit des séjours annuels en baie de Somme, dans la région picarde, devenant ami des chasseurs emblématique de l’époque, Joseph de Valicourt (fondateur de l’ANCGE) dont il illustra le livre « La Picardie et ses chasses », Jean Deneuville, Guy-Noël Olivier…

Le succès étant venu, Riab menait une vie assez prospère avec son épouse Nadine Prokopovitch. Malheureusement le décès de celle-ci en 1962, plongea le peintre dans une profonde détresse. Fin 1963, il épousa Louise Viriot et retrouva une certaine stabilité et le goût du travail.

Devant quitter son pavillon en 1964, il vint s’installer dans la Sarthe où il resta jusqu’à sa mort. Les dernières années furent difficiles, le couple manquait d’argent et Riab peignait lentement. En mars 1974, il fit une hémiplégie et le 18 août 1975 il s’éteignit doucement.

Riab fut avant tout un aquarelliste et c’est avec cette technique qu’il réalisa la majorité de ses œuvres. Il exécuta quelques gouaches avant 1935 et un certain nombre de peintures à l’huile. Le blanc dans ses œuvres est toujours constitué par le blanc du papier, ce sur quoi il aimait à insister. On trouve parfois des Riab en salle des ventes. La cote dépend du sujet, mais aussi de la diffusion : en mars 2007 un aquarelle cocker tenant une bécasse était estimée 1 700 euros, tandis qu’une grande reproduction d’un cocker avec une perdrix grise n’atteignait que 120 euros.

Les éditions de Montaut ont publié en 2003 un livre du Dr Jacques Bourdon, très bien illustré, et intitulé : « RIAB », qui a obtenu le prix François Sommer en 2004 (mention spéciale - catégorie album). On y trouve une bibliographie complète, et la reproduction de près de 250 œuvres. Ce livre est disponible aux Editions Montaut qui commercialisent également des retirages.